Gong tibétain: Histoire et origines

Le gong tibétain, s’intègre de plus en plus dans nos vies, dans nos activités ; qu’elles soient spirituelles ou matérielles.

Il est présent en temps de guerre, ou il sème le trouble chez les ennemis et aident au rassemblement des troupes ; comme en temps de paix, ou il réalise les célébrations d’événements festifs, et rythme les danses…

Dans les monastères bouddhistes, les gongs attirent l’attention des dieux ; dans la Grèce antique, ils introduisent au royaume des morts ; à Bornéo, on en joue pour éloigner les orages, dans l’île de Seram on les offre comme cadeau de mariage, en Assam on s’en sert pendant la crémation des morts. Beaucoup de civilisations et de cultures le décrivent de MAGIQUE en vue de toutes ses vertus.

Histoire du gong tibétain

Le gong fut un signe de prospérité et utilisé comme monnaie ; les princes orientaux montraient leur richesse et signalaient leur puissance grâce à la possession de gongs. Certains buvaient dedans pour sacraliser des serments.
En Asie du Sud-est on croit que les gongs ont une âme et on leur donne des noms de respect, tels que « Tigre vénérable » ou « Seigneur Tremblement de terre ».

Les peuples du monde entier ont attribué un rôle capital au gong dans leurs cérémonies, leurs rituels et leurs voyages intérieurs.

Morts, mariages, naissances et initiations étaient accompagnés du son du gong.

Plus qu’un instrument de musique, le gong est un agent de transformation.

Avec lui, corps, mental et âme peuvent changer.

Origines du gong

Les origines de cet objet aux multiples fonctions restent incertaines, on peut voir qu’il a été mentionné pour la première fois au VIème siècle en Chine là dans la région du Hsi Yu, entre Tibet et Birmanie.

Cela dit il n’est pas d’origine chinoise ; les Chinois attribuent sa naissance à une autre civilisation située plus à l’ouest, que certains historiens croient être au Nord-Ouest de l’Inde, dans une zone qui serait aujourd’hui l’Afghanistan, où il était sans doute utilisé lors des rituels bouddhiques.

Selon certains ethnomusicologues, le gong aurait pu provenir de Grèce et se répandre dans le Nord-Ouest de l’Inde à l’occasion de l’expédition d’Alexandre le Grand.

Il faut notamment noter qu’il a été mentionné dans la Bible « le gong sonore et le tintement des cymbales » (Corinthiens, 13, 1)

Peut-être est-il apparu dès le début de l’âge du bronze, entre 3000 et 2000 avant notre ère. Le premier gong pourrait avoir été un bouclier de bronze frappé, en temps de guerre, pour donner le signal d’une attaque ou faire retraite. Il peut aussi s’être développé à partir des disques de bronze représentant le soleil, qui était adoré dans les civilisations agricoles primitives.

Bien que les Européens aient inventé le mot au 16e siècle, le gong n’a fait partie de la musique occidentale qu’avec la Révolution française. Il a joué un rôle important dans la musique du monde depuis au moins mille ans : toutes les civilisations asiatiques utilisent le gong, et lui ont conféré dans chaque pays des caractéristiques particulières.

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